Interview avec The Pirouettes : « On chante comme on parle »

Pour cette édition 2017 du Fnac Live festival (6 au 8 juillet), nous avons rencontré les Pirouettes. Avec leurs chansons électro en français, le groupe séduit et ne cesse d’apporter un vent de fraîcheur à la musique actuelle. 

Quelles différences ressentez-vous lorsque vous jouez sur la scène d’un festival devant un public plus large que le vôtre ?

C’est challenging parce que beaucoup de gens ne nous connaissent pas du tout. Il faut réussir à les captiver; c’est deux ambiances différentes. On n’est pas confinés dans une petite salle où l’ambiance peut être très chaude. Là, c’est en plein air et en plein jour mais c’est cool aussi.

Réalisez-vous que vous faites partie des portes-paroles d’une génération ?

Tant mieux ! Quand on écrit, on se dit qu’il faut que ce soit des choses que l’on puisse dire dans la vie. On chante comme on parle. Il faut que ce soit naturel donc ça reflète vraiment notre état d’esprit.

Qu’avez-vous envie de transmettre aux gens à travers vos chansons ?

On a envie de les divertir avant tout. Faire des chansons efficaces, trouver de bonnes mélodies qui restent en tête… On parle de nous mais on espère que ça parle à des gens de notre âge et aux autres. C’est le plus important. Quand on écoute de la musique, on adore s’identifier à l’artiste qui chante ses chansons. On espère que ça fait le même effet avec les Pirouettes.

Quel est votre secret pour créer des tubes ?

N’écouter que des tubes (rires). On écoute que des Best Of.

D’ailleurs, quelles sont vos chansons du moment ?

En ce moment on écoute en boucle Despacito (Luis Fonsi ft. Daddy Yankee). C’est un très bon tube de l’été. Sinon, on a beaucoup écouté le dernier album de TOPS, celui de Solange et de Damso. On est très fan de ce qu’il fait. Vald est très fort aussi.

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Votre premier album avait des sonorités électro très 80’s, avez-vous de nouvelles envies pour votre prochain album ?

À la base, le côté 80 n’est pas une envie. C’est venu un peu malgré nous puisque l’on fait de la musique électro en français. Rapidement, les gens associent ça aux années 80. Certes, ça fait partie de nos influences mais ce n’est pas une volonté. C’est quelque chose que l’on fait parce que l’on travaille sur ordinateur. Tous les deux, on n’est pas musiciens. Léo est batteur mais on n’est pas guitaristes, on ne compose pas à la guitare… C’est un peu par défaut mais finalement, c’est ce qui fait notre son aujourd’hui. On voudrait juste l’étoffer. On joue en live avec la batterie et la basse, ça pourrait être une bonne piste pour un prochain album. On est dessus en tout cas.

Votre deuxième album est-il donc en cours de préparation ?

Là, on a commencé à composer des chansons petit à petit. Comme on l’a toujours fait, on va en studio quatre jours, on y retourne et on enregistre comme ça. À la fin, quand on en aura assez, on aura un album. Il y a quelque chose que l’on fait pour le deuxième album que l’on avait pas trop fait sur le premier : faire appel à des artistes pour des instrus. C’est-à-dire qu’ils nous proposent leur instru toute faite puis on pose notre voix par-dessus. Ça donne une approche différente à la musique. Notre kiff c’est vraiment de faire des mélodies de voix même si on aime aussi faire le reste, ça part d’un souffle nouveau. Ça fait du bien.

Comment créez-vous vos chansons ?

On a plein de débuts de morceaux que l’on finalise par la suite. On n’attend pas d’avoir fini une chanson pour partir sur une nouvelle sinon, on s’ennuie.

Quel a été le déclic pour faire de la musique ensemble ?

J’étais amoureux de Victoria au lycée, en terminale. Je le suis toujours d’ailleurs. Je trouvais qu’elle était très charismatique et je savais qu’il y avait quelque chose à faire avec elle. Quand je lui ai dis, elle était un peu surprise parce qu’elle n’avait jamais fait de musique mais la magie a opéré. À la base, on n’écoutait pas vraiment les mêmes chansons mais vu qu’on a été en couple rapidement, au même moment qu’on a commencé le groupe, on s’est retrouvés sur des références communes. Au début de notre relation, on se parlait sur Facebook et on s’envoyait des liens YouTube. C’est comme ça que ça a commencé.

Aimeriez-vous exporter votre musique à l’international ?

On aimerait bien. Il y a des déjà des groupes comme La Femme qui arrivent à exporter le français. C’est possible. Aller au Québec serait super déjà pour aller ensuite aux Etats-Unis. On va déjà beaucoup en Belgique, on a un super public là-bas.

Quelles situations vous inspirent pour composer vos chansons ?

Ce sont souvent des souvenirs. Quand tu fais un morceau, tu es dans ta chambre devant ton ordinateur, ce n’est pas forcément un moment très inspirant mais par exemple, tu fais tourner une instru et ça t’évoque des choses que tu as vécu auparavant. Ça devient une chanson.

Êtes-vous satisfaits de votre label ?

On a notre propre label indépendant qui s’appelle Kidderminster. On est ravis parce qu’on a une totale liberté artistique. On fait appel aux réalisateurs que l’on veut pour les clips… On n’a pas besoin d’être guidés artistiquement. Ce qui change la donne, c’est au niveau des moyens par rapport à un gros label mais c’est d’autant plus satisfaisant.

(À Victoria) Tu es diplômée des Arts Décoratifs, penses-tu que la musique soit complémentaire à la photographie/vidéo ?

Oui carrément. J’ai commencé par faire de la photo, j’ai toujours été très inspirée par la musique et je pense que c’est encore le cas. C’est grâce à la musique que j’arrive à faire de la photo et de la vidéo. Je ne sais pas si j’arriverais à ne faire que l’un ou l’autre… J’essaie de lier les deux au maximum.

Quels artistes photographes t’inspirent ?

Depuis longtemps, je suis très fan de Nan Goldin, David Hockney… Plein de photographes et de peintres. Avec les Pirouettes, on a été beaucoup inspiré par le cinéma, notamment par des films de Paul Verhoeven.

Y-a-t’il un artiste avec lequel vous aimeriez collaborer ? 

Justin Bieber ! (rires). Sinon, on n’a jamais fait de morceau avec Cléa Vincent, elle est très talentueuse donc on aimerait bien.

Merci infiniment à Léo et Victoria d’avoir répondu à nos questions. Nous avons hâte de découvrir leur prochain album et leur souhaitons le meilleur à venir.

Merci également au Fnac Live festival.

©Image à la Une :   Fnac Live

Par Nina Uzan

 

 

 

 

 

 

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